Paroisse de Peillac

La paroisse de Peillac (Poliac) est citée dès le IXe siècle dans le cartulaire de Redon et englobe alors les territoires de St-Vincent et de St Perreux.
Il semble que le bourg ait été créé dès le IIe ou IIIe siècle autour d'une villa gallo-romaine. 
Sa situation géographique fait de la paroisse le siège d'une administration seigneuriale et un centre de commerce e d'échange très actif, symbolisé par des halles. 
Sans posséder de monuments exceptionnels, Peillac offre aux visiteurs plusieurs édifices religieux dignes d'intérêt : L'église paroissiale, initialement dédiée à saint Sabulin, saint breton inconnu, sans doute moine de Saint-Gildas-de- Rhuys, cette église s'appelle aujourd'hui l'église Saint-Pierre.
En granit et schiste, elle date des XVIème et XVIIIème siècle. Dans sa forme primitive, elle ne possède pas de trnasept. Le choeur est refait en 1734, et deux chapelles sont ajoutées au bout de la nef en 1819 pour former le transept et donner à l'édifice la forme qu'on lui connaît aujourd'hui. La voûte est restaurée à deux reprises, en 1818 et 1870. Le lambris est alors recouvert de plâtre. En 1844, un nouveau clocher est construit. Les boiseries de l'autel, du choeur et de la sacristie sont éalisées en 1870 par Le Brun, de Lorient. De style composite (XVIIe au XIXe siècle), elle ne manque pas d'allure du fait de son clocher à bulbe et de la flèche d'ardoise élancée, et surtout de sa « Balay » ou « Chapitret », curieux porche ouvert au sud, orné de piliers et d'oculi, comme la maison du Sénéchal à tourelle du XVIIe siècle qui lui est proche. Muni de bancs de pierre, ce chapitret servait, jusqu'à la Révolution, de lieu de réunion au Conseil de fabrique. La porte de l'église, ouvrant sur ce chapitret, est décorée d'attributs de la Passion du Christ. 
A l'intérieur, le choeur qui date de la première moitié du XVIIIe siècle, renferme un bel ensemble de boiseries protégées : - Un remarquable retable majeur de 1874, de Lebrun de Lorient, en bois polychrome avec ornementation de style corinthien : statues de saint Pierre et de saint François de Sales et très belle descente de Croix du XVIIIe siècle. A remarquer de part et d'autre de l'autel, quatre peintures naïves sur bois, représentant des scènes de la Nativité. - Des boiseries latérales de 1880 dues au même Lebrun, avec stalles à miséricorde sculptées et statues en bois polychrome (saint Louis et saint Vincent).
- Le transept est lui-même orné de deux retables et de confessionnaux, eux-aussi protégés.
- Côté nord : la statue de saint Sabulin, en tuffeau polychrome, date du XVIe siècle. - Sur le pilier droit du choeur a été placée le 17 mars 1996 une statue contemporaine (du sculpteur Raymond Boterf) du bienheureux Marcel Callo, mort à Mathausen en mars 1945 et béatifié à Rome le 4 octobre 1987 par le Pape Jean-Paul II. La mère de Marcel Callo était de Peillac et son père de Saint-Vincent-sur-Oust. A signaler encore dans le bourg, la Chapelle de la Congrégation, actuellement désaffectée ; le Calvaire du Prétable ; les Croix de la place de l'église et des « quatre routes », et, en campagne, les croix sont nombreuses, les unes en granite, les autres en schiste ardoisier.
Roger Jéhanno Recteur de Peillac et Saint-Vincent-sur-Oust.
Eglise de Peillac côté sud-est

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

Au Syndicat d'initiative de Peillac. Vous trouverez également le dépliant sur le patrimoine religieux de Peillac à l'église, sur le présentoir de presse.
SAINT-JULIEN  
La chapelle Saint-Julien est située dans la partie orientale de la commune.
Cette chapelle isolée au milieu des champs, appelée aussi chapelle des Landes est placée sous le vocable de Saint Julien, mort en l'an 250 . Ce saint a participé à l'évangélisation du pays situé entre la Loire et la rive gauche de la Seine et lutté contre le druidisme.
La chapelle a servi de rassemblement pour les chouans pendant la révolution De forme rectangulaire, elle date du XVIIIe siècle et a été très bien restaurée par la frairie du secteur, il y a une quinzaine d'années.

NOTRE-DAME-DE-LIESSE

Notre-Dame-de-Liesse est située à l'ouest de la commune, au village de Maubran. La chapelle est la plus ancienne de la commune.
Il s'agit d'un petit sanctuaire primitif auquel on a ajouté deux fenêtres gothiques provenant de l'église paroissiale, retirées au moment de la construction des deux chapelles latérales.
L'autel provient également de l'église.
Reconstruite à la fin du XVIe siècle, elle a vu sa voûte consolidée en 1691 par Julien Méaude ; le clocher est du XVIIIe siècle.
Depuis dix ans, l'association des amis de la Chapelle a restauré l'édifice et de nombreux objets mobiliers remarquables :
- un magnifique autel avec peinture polychrome (XVIIIe siècle) représentant Notre-Dame-de-Liesse au milieu d'un décor de fleurs,
- les statues de Notre-Dame-de-Liesse, du Christ, les stalles, etc. C'est aussi un musée où il y a des expositions.